L’abc de la lutte contre le VIH

STIGMATISATION ET DISCRIMINATION

La stigmatisation sociale consiste à dévaloriser des personnes ou des groupes minoritaires, différents ou défavorisés.

La discrimination est le fait de distinguer et de traiter différemment quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité. Dans le contexte du VIH, il s’agit du traitement injuste fait à une personne au motif de son statut sérologique réel ou supposé.

Distinction, exclusion, restriction arbitraire des droits (à la santé, à la confidentialité, à légalité devant la loi, etc.) : la discrimination fait suite à la stigmatisation. Mais le fait de stigmatiser une personne n’implique pas nécessairement qu’on agisse de manière injuste ou discriminatoire à son égard.

INFECTIONS OPPORTUNISTES

En l’absence de traitement efficace contre le VIH, le système immunitaire de la personne atteinte est affaibli et son organisme ne parvient plus à se défendre correctement. Et même des microbes qui ne posent habituellement aucun problème, car rapidement éliminés, vont devenir des intrus dangereux pouvant créer de vraies maladies. On parle alors d’infections opportunistes, puisqu’elles profitent de la faiblesse du système immunitaire. Ce sont les infections opportunistes et non le virus du sida lui-même qui emportent le plus souvent les personnes non traitées par les antirétroviraux.

TRITHÉRAPIE

Les thérapies antirétrovirales disponibles actuellement ne permettent pas de guérir l’infection par le VIH.

La trithérapie, composée de 3 médicaments, agissant par au moins 2 modes d’action différents contre le VIH, a pour objectifs de :
. supprimer la charge virale plasmatique, c’est-à-dire réduire la présence du virus dans le sang jusqu’à ce qu’il ne soit plus détectable, selon les tests disponibles
. maintenir la charge virale indétectable sur la plus longue période possible
. reconstruire le système immunitaire pour diminuer le risque d’infections
. prolonger la vie
. améliorer la qualité de vie
. prévenir la transmission du VIH

Source : L’essentiel du VIH/sida, Portail VIH/sida du Québec, 2011, Benoît Lemire

VIH ET SIDA

Le VIH (Virus d’Immunodéficience Humaine) est le virus responsable du sida. Lorsqu’il entre dans l’organisme, le VIH attaque principalement certains globules blancs (les Lymphocytes T4) qui permettent à l’organisme de se défendre contre les maladies.

Le sida ou Syndrome (ensemble de symptômes et de signes de la maladie) de l’Immuno-Déficience Acquise (ce qui signifie non héréditaire) est la manifestation la plus grave et la plus sévère de l’infection par le VIH. Il se déclare par un ensemble de maladies, cancers ou infections dites « opportunistes » qui profitent d’un mauvais fonctionnement du système immunitaire pour se manifester.

Endémique 

Pour le dictionnaire Larousse, « endémique » se dit d’un phénomène économique ou social néfaste, qui sévit en permanence. 

Dans la terminologie VIH, on parle de pays où le VIH est endémique. Le terme réfère à la présence à la fois importante et constante de la maladie au sein de la population dudit pays.

Dans la recherche sur le VIH/sida, le terme « endémique » peut désigner un pays où le VIH se transmet principalement par contacts hétérosexuels.

Prévalence

La prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population à un instant donné. Pour une affection donnée, elle est calculée en rapportant à la population ciblée le nombre de cas de maladies présents à un moment donné dans cette population. La prévalence est une proportion qui s’exprime généralement en pourcentage. Il ne faut pas confondre prévalence et incidence. L’incidence ne tient compte que des nouveaux cas par an. Alors que la prévalence s’appuie sur le nombre total de cas présents, c’est à dire ceux déjà présents plus ceux incidents. Ainsi la prévalence est toujours supérieure à l’incidence.

CD4 et charge virale

Les CD4 sont des agents essentiels de défense du système immunitaire.

La charge virale représente la quantité de virus présente dans le sang.

Plus la charge virale est élevée, plus le virus détruit les CD4 et plus l’organisme est vulnérable aux infections.

Les traitements visent à réduire la charge virale à un seuil minimal, permettant potentiellement de ramener le nombre de CD4  à un niveau suffisant pour que l’organisme puisse se défendre à nouveau contre les infections.

Ces deux mesures (charge virale et CD4) ne peuvent être interprétées séparément et c’est leur combinaison qui permet aux médecins de suivre la progression du VIH et de décider du suivi thérapeutique de la personne.