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REVS+ BURKINA FASO – LE DÉFI DE LA PRISE EN CHARGE DES COMMUNAUTÉS VULNÉRABLES
Le 15 février 2017

En décembre dernier, REVS+ – membre burkinabé de Coalition PLUS – organisait à Ouagadougou un grand atelier impliquant de nombreuses organisations non gouvernementales de lutte contre le VIH/sida ou actives dans le domaine des droits de la personne, ainsi que divers décideurs et leaders d’opinion du pays. Objectif : aborder les défis liés à la prise en charge des groupes les plus vulnérables à l’épidémie au Burkina Faso et faire en sorte que ces populations soient à la fois moins stigmatisées et mieux considérées dans leurs droits fondamentaux ou besoins de santé.

Martine Somda – Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS
Crédit : © Coalition PLUS

Pour Martine Somda, Présidente de REVS+ et Administratrice de Coalition PLUS, cet atelier a constitué « une victoire, dans la mesure où il a convaincu les décideurs et 15leaders d’opinion présents d’affronter avec sérénité, détermination et pragmatisme les questions d’accès aux services de prévention, de soins et de traitements du VIH pour tous les citoyens, sans distinction de sexe, de religion ou encore d’orientation sexuelle et d’identité de genre ».

Des acquis sont certes à relever au Burkina Faso en matière de lutte contre le sida, avec une prévalence de VIH passée de plus de 7 % en 1997 à 0,8 % aujourd’hui en population générale, selon l’ONUSIDA. Mais d’importants défis demeurent en matière de prise en charge des quelque 95 000 personnes séropositives que compte le pays, en particulier au sein des communautés les plus précarisées socialement ou économiquement.

Pour parvenir à maintenir les acquis de la lutte menée depuis de nombreuses années contre ce fléau, la mise en œuvre d’actions de proximité en direction des personnes incarcérées, des enfants, des handicapés, des travailleuses du sexe, et bien entendu des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ou encore des utilisateurs de drogues injectables, doit donc être un impératif de tous les instants. Malheureusement, l’environnement social au Burkina Faso demeure encore hostile ou indifférent à ces communautés.