Le traitement comme outil de prévention

Afin de réduire la transmission du VIH, de plus en plus d’experts évaluent l’utilisation du traitement antirétroviral comme stratégie de prévention.

C’est reconnu depuis longtemps. Les faits scientifiques démontrent clairement une corrélation entre une charge virale basse et un faible risque de transmission du VIH.

Cependant, apprendre que de plus en plus d’experts évaluent l’utilisation du traitement antirétroviral comme stratégie de prévention afin de réduire le nombre de nouvelles infections est un phénomène nouveau.

Et, depuis la position officielle de la Commission fédérale suisse pour les problèmes liés au sida, de plus en plus d’instances à travers le monde se penchent sur ces faits scientifiques.

Les experts suisses ont causé toute une commotion lorsqu’ils ont rendu publique leur position disant qu’une personne séropositive prenant un traitement antirétroviral ayant une charge virale indétectable et sans autre ITSS ne transmet pas le virus. Pas un pays n’a voulu endosser cette position. Toutes les instances de santé publique sont restées fort prudentes considérant ne pas avoir assez de données pour émettre un tel avis.

Aujourd’hui, il semble que les données de recherches allouent raison aux experts suisses, car la France, l’Allemagne et, plus près d’ici, la Colombie-Britannique ont émis des recommandations qui incluent le traitement comme stratégie de prévention. L’Agence de santé publique du Canada, à ce jour, n’a toujours pas évalué ces nouvelles données. Tandis que l’Institut national de santé publique du Québec, aux dernières nouvelles, amorce à peine des démarches en ce sens.


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